dimanche 9 mai 2010

Restaurant Prêt-à-Goûter à Heusden-Zolder






On peut souvent comparer la fine gastronomie et la haute-couture : raffinées, sophistiquées, elles semblent inaccessibles au plus grand nombre et chargées de lourds secrets de mise en œuvre. Dior et Saint-Laurent ont inventé le prêt-à-porter… Geert Vandenhove a créé Prêt-à-Goûter.






Installé depuis trois ans avec son fils, en cuisine, et sa fille, en salle, il vient tout juste de récupérer une étoile au célèbre guide rouge, perdue lorsqu’il officiait à Hasselt. La cuisine semi-ouverte donne sur une salle très sobrement décorée, garnie de nombreuses photos anciennes et de murs aux tons bleus et blancs.






Accompagnant deux mises en bouche variant selon les humeurs de la cuisine, on dégustera pour commencer un Cava espagnol et sa liqueur de fruits rouges.







La première entrée étonnera assurément plus d’un convive ! Non par ses envolées gustatives qu’une première bouchée confirmera pourtant mais par sa déconcertante simplicité de présentation. Les noix de St-Jacques offertes en brochette sont moelleuses et saisies juste à point. Simplicité poussée à l’extrême, elles sont déposées sur un lit de jeunes pousses. L’ensemble est délicatement relevé, une caractéristique dominant tout le repas : le chef aime le poivre, les herbes en tout genre et la « verdure ». L’accord avec un vin portugais gras, aromatique et passablement inconnu dans nos contrées est tout simplement impeccable.






Une montée en puissance dans la préparation s’annonce avec la seconde entrée, tout en restant toujours « au plus près » de l’aliment. Le rouget légèrement pané est tendre à cœur, accompagné de fèves des marais et surmontant une fondue de tomates. L’ensemble offre des saveurs légèrement citronnées et parfumées d’herbes.






Avec l‘arrivée du plat, les choses sont désormais claires : le chef aime les petites assiettes. On ne parle évidemment pas des portions… Le chausson au poulet fermier cache bien son jeu, au contraire ! Sur un lit de chou vert à la crème, flanqué de petits champignons, le poulet – élevé par le chef Vandenhove en personne – est préparé à la façon d’une farce. Quant à la pâte feuilletée, un seul qualificatif pour la décrire : divine !






On accueillera enfin le dessert comme une dernière escale emplie de douceurs. Au programme : chocolat, moka et vanille onctueux en verrine, quenelle de glace tournée minute, coulis de framboise, biscuit croquant au chocolat. L’ensemble est harmonieux, doux, pas trop sucré. Il clôture un repas riche en saveurs, en simplicité et en générosité.





Texte publié dans Touring Explorer - mars 2010


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