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mercredi 22 février 2012
Oyos ! Oyos !
Oyez, oyez... ou plutôt "oyos, oyos" !!
Une oreille bien informée me fait part de l'annonce suivante...
Qui connaît et apprécie NOTOS à Bruxelles se réjouira du lancement de OENOS, ses soirées, sa cave. Le premier événement & dîner aura lieu le lundi 5 mars prochain au restaurant Notos en présence de M. Gerovassiliou. Notos vous invite à partager son goût des vins grecs lors de quatre soirées d'exception Ce sont ces rencontres complices que vous feront vivre les soirées OENOS en 2012.
Oui mais... finalement, Oenos c'est quoi ?
Oenos... ce sont quatre invitations à découvrir, en présence des producteurs, le caractère si particulier des vins grecs en leurs régions. Quatre soirées, pas une de plus, pour en apprécier leur intime personnalité.
Ces dégustations inédites - réservées à 70 convives, pas un de plus - s'accompagneront d'un menu tout aussi exclusif, reflet de la convivialité de Notos, de l'esprit de sa cuisine et de son harmonie sensible avec les vins présentés.
Et donc... qu'est-ce qu'on mange ? Et qu'est-ce qu'on boit ?
Le programme du lundi 5 mars s'articulera autour de la Macédoine centrale et du Mont Pangaion - Côté vins, les Domaines Gerovassiliou et Biblia Chora seront à l'honneur.
La soirée sera rehaussée de la présence de M. Gerovassiliou qui fera la présentation des deux domaines.
Le Menu et ses Vins.
Mises en bouche - Malagousia année 2010 Magnum, Domaine Gerovassiliou
Bar mariné dans un jus d’agrumes et sa chair d’aubergine - Chardonnay année 2010, Domaine Gerovassiliou
Saint-Jacques et palourdes aux herbes parfumées et champignons - Biblia Chora Blanc année 2011, Assyrtiko et Sauvignon Blanc
Sfougato, soufflé de courgette et potimaron, agrémenté de viande - Avaton année 2007, Limnio, Mavrotragano, Mavroudi, Domaine Gerovassiliou
Prouska, ravioles farcies aux trois fromages - Evangelo année 2007, Syrah et Viognier, Domaine Gerovassiliou
Encornets mitonnés au vin rouge - Biblia Chora Rouge année 2009, Aghiorgitiko et Cabernet Sauvignon
Veau mitonné aux petits légumes - Syrah année 2008, Domaine Gerovassiliou
Fromages grecs ou Dessert - Ovilos Blanc année 2010, Assyrtiko et Semillion, Domaine Biblia Chora
Accueil à 19 heures - Dîner à 20 heures - Menu 7 services, vins sélectionnés
Prix de la soirée, dégustations & menu (boissons comprises) : 117 euros par personne
Uniquement sur réservation : 02 513 29 59 info@notos.be - Attention : nombre de convives limité.
Le Calendrier
Lundi 5 mars 2012 : la Macédoine centrale et le Mont Pangaion - Domaines Gerovassiliou et Biblia Chora
Lundi 4 juin 2012 : le Péloponèse - les Domaines Antonopoulos, Papaioannou et Mercouri
Lundi 1er octobre 2012 : les îles Lemnos, Santorin et Créte - Domaines avec Savvoglou, Sigallas et Economou
Lundi 3 décembre 2012 : l'extrème nord-ouest et Thessalie - Domaines Alfa, Karadimo et Karipidi
NOTOS : 154, rue de Livourne - 1000 Bruxelles. T +32 (0)2 513 29 59. E : info@notos.be - W www.notos.be - photo kris vlegels
jeudi 6 octobre 2011
C'est du beau - 100% trendy !
Escalator géant, ambiance cosy & lounge, terrasse superlative :
on nage dans le confort ! Entre deux mises en bouche, on s’amuse avec un Cointreaupolitan moléculaire. Les
ravioles au foie gras sont copieuses : le chef est généreux ! Le rouget
snacké, tomates-cerises et fond bouillabaisse, est goûteux : on pointe des
influences asiatiques et méditerranéennes. Normal, Tjaco a travaillé pour Ducasse,
en France et à Hong Kong.
Crystal
Lounge
40 av. de la Toison d’Or, 1050 Ixelles, T. 02 549 61 44, www.crystallounge.be Ouvert 7/7 sauf samedi midi et dimanche
midi. Prix moyen (hors vins) : 45 €.
mardi 27 septembre 2011
Resto Days, clap 4ème !!
La quatrième édition des RestoDays aura lieu du 7
au 15 octobre prochain. Les Resto Days… ce sont les rendez-vous des amateurs de
gastronomie de qualité à des prix abordables ! Spécificités de cette
édition : des menus toujours plus qualitatifs, toujours plus de restaurants
étoilés participant à l’opération et une touche typiquement belge dans chacun
des menus proposés aux palais des gastronomes belges et luxembourgeois.
Plus de 220 restaurants
belges et luxembourgeois proposeront des menus gastronomiques 3 services :
lunchs à 21 € et repas à 28 €. Chacun est composé d’une entrée, d’un plat
principal et d’un dessert. Les chefs auront pour mission d'apporter une note 100% belge à leur menu. Autre nouveauté, une collaboration avec les vins de Bordeaux, qui permettront de découvrir de vrais coups de coeur à petit prix.
Cette 4ème
édition verra aussi la liste des restaurants étoilés « Michelin » passer d’une
dizaine à plus de 15. Ces tables renommées mettront leur art à portée de toutes
les bourses, avec des formules à 36 € le midi et à 43 € le soir. Liste des
restaurants participants sur www.restodays.be
samedi 4 octobre 2008
Restaurant Le "Culinair" à Lauwe (Menin)
Le "Culinair" à Lauwe (Menin)
Le moins que l’on puisse écrire est que Steven Dehaeze est « tombé dedans quand il était petit ». Ses grands-parents et ses parents officiaient déjà dans l’Horeca et lui ont sans doute transmis les gênes nécessaires pour se lancer dans l’aventure. Mais le véritable déclic survient en 1996 lorsqu’il quitte, diplôme en poche, la réputée école hôtelière de Bruges « Ter Groene Poorte ». Selon ses dires, il y a reçu les bases de la cuisine et le goût pour la gastronomie. Steven poursuit brièvement sa formation dans deux établissements renommés de la région de Courtrai avant de prendre en mains sa destinée. Il ouvre ainsi en novembre 1997, avec son épouse Lisa, un premier restaurant à Rekkem tout à côté de celui de ses parents. Le temps de faire ses armes et, surtout de se forger une réputation.
En mars 2002, le couple s’installe à Lauwe, dans une belle maison bourgeoise des années soixante. Le chef, assisté d’une équipe jeune et dynamique en cuisine, peut alors laisser libre cours à son inventivité. Influencé par différentes tendances, notamment méditerranéennes, ainsi que par une certaine modernité, il souhaite proposer des préparations jamais vues ailleurs tout en conservant une base classique.
A ce propos, passons justement à notre menu Touring. Après l’accueil chaleureux par la maîtresse de maison, les convives sont invités à prendre l’apéritif au salon. Celui-ci est dédié au culte du vin : vieilles bouteilles, table garnie de liqueurs, tableaux présentant une collection de capsules de champagne ou encore assemblages de vieux bouchons. Le tout étant discrètement mis en évidence par la lumière tamisée, le parquet et les fauteuils clubs en cuir noir. L’apéritif se compose d’un Cava Portacelli Brut et de liqueur de pêche de vigne. Il est accompagné d’amuses-bouche déclinés selon l’humeur du chef. Lors de notre passage, il s’agissait de quatre préparations pour le moins originales : fantaisie autour du foie d’oie (foie gras, confiture d’oignons, chapelure de pain d’épices et vinaigre balsamique), cornet à la mousse de fromage aux fines herbes et jambon ganda séché, saumon à la mousse de lait et poudre d’ail et rouget barbet aux pois mange-tout accompagné d’un « espuma » au curry doux.
La suite du menu s’apparente à la partition sans faute d’un chef d’orchestre. Au passage, un petit coup d’œil au mur nous fait découvrir l’écran LCD, fierté de Steven Dehaeze, qui retransmet en direct le travail du chef en cuisine. A table, on soulignera l’impression d’espace et d’intimité qui se dégage, même lorsque la salle est remplie. L’atmosphère est conviviale, les larges baies vitrées font entrer la lumière de toutes parts et tous les convives ont une vue sur le jardin. Et lorsque les feuilles sont tombées, on aperçoit paraît-il les daims de la propriété voisine.
La première entrée fait la part belle à la truffe. Steven Dehaeze est d’ailleurs, comme son confrère Nicolas Alberty (Le Beau Séjour à Nassogne, voir Touring Explorer de novembre 2006), membre de l’Ordre de la Truffe. La présentation éveille à elle seule la curiosité. On pourrait croire qu’il s’agit déjà du dessert : une coupe évasée dans laquelle est disposé un espuma (mousse) à la truffe noire, garni de copeaux de truffes et surmontant un mélange de magret de canard fumé émincé et de pignons de pins grillés. Un régal pour les yeux, mais aussi pour les papilles tant les parfums du noble champignon emplissent la bouche. L’accord avec le vin, un Oveja Negra chilien se révèle impeccable et les plus curieux ne manqueront pas de souligner encore cette explosion de goûts avec le beurre truffé servi en accompagnement.
Pour suivre, la seconde entrée est une véritable ode à la mer. La nage de Saint-Jacques aux légumes fins et crevettes grises est garnie de basilic rouge et de cerfeuil. Elle est surmontée elle aussi, d’une mousse (plus aérée que la précédente), ici au jus de crustacés. Les petits légumes croquants donnent de la structure tandis que les crevettes relèvent le goût. On notera des saveurs de cerfeuil de plus en plus prononcées en terminant cette entrée, par ailleurs plutôt copieuse.
L’agneau qui vient ensuite est fumé sur paille par le chef. Une touche originale qui se remarque dès la première bouchée. Côté présentation, l’assiette se fait ici plus classique bien que l’accompagnement de légumes soit agrémenté aussi de notes inattendues comme ce morceau de lasagne sèche aux grains de sésame piqué dans un chou de Bruxelles reconstitué. L’accord avec le vin est ici aussi sans faute. Il s’agit d’un Château Caminade, Lussac Saint-Emilion 2001 qui révèle des arômes de framboise et des notes boisées.
Pour terminer, le crumble aux noix surmonté d’une glace au lait d’amandes pourrait laisser croire qu’il s’agit là de la fin d’un repas déjà bien copieux. Il vaut toutefois mieux conserver encore un peu de place pour les mignardises qui accompagnent le café car celles-ci constituent un authentique festival de douceurs qui n’ont d’égales que la chaleur de l’accueil d’une maison à découvrir sans tarder.
- Publié dans Touring Explorer, février 2007
Restaurant Culinair
Dronckaertstraat, 508
8930 Lauwe
Tél. 056 42 67 33
Fax 056 42 67 34
www.restaurantculinair.be
Le moins que l’on puisse écrire est que Steven Dehaeze est « tombé dedans quand il était petit ». Ses grands-parents et ses parents officiaient déjà dans l’Horeca et lui ont sans doute transmis les gênes nécessaires pour se lancer dans l’aventure. Mais le véritable déclic survient en 1996 lorsqu’il quitte, diplôme en poche, la réputée école hôtelière de Bruges « Ter Groene Poorte ». Selon ses dires, il y a reçu les bases de la cuisine et le goût pour la gastronomie. Steven poursuit brièvement sa formation dans deux établissements renommés de la région de Courtrai avant de prendre en mains sa destinée. Il ouvre ainsi en novembre 1997, avec son épouse Lisa, un premier restaurant à Rekkem tout à côté de celui de ses parents. Le temps de faire ses armes et, surtout de se forger une réputation.
En mars 2002, le couple s’installe à Lauwe, dans une belle maison bourgeoise des années soixante. Le chef, assisté d’une équipe jeune et dynamique en cuisine, peut alors laisser libre cours à son inventivité. Influencé par différentes tendances, notamment méditerranéennes, ainsi que par une certaine modernité, il souhaite proposer des préparations jamais vues ailleurs tout en conservant une base classique.
A ce propos, passons justement à notre menu Touring. Après l’accueil chaleureux par la maîtresse de maison, les convives sont invités à prendre l’apéritif au salon. Celui-ci est dédié au culte du vin : vieilles bouteilles, table garnie de liqueurs, tableaux présentant une collection de capsules de champagne ou encore assemblages de vieux bouchons. Le tout étant discrètement mis en évidence par la lumière tamisée, le parquet et les fauteuils clubs en cuir noir. L’apéritif se compose d’un Cava Portacelli Brut et de liqueur de pêche de vigne. Il est accompagné d’amuses-bouche déclinés selon l’humeur du chef. Lors de notre passage, il s’agissait de quatre préparations pour le moins originales : fantaisie autour du foie d’oie (foie gras, confiture d’oignons, chapelure de pain d’épices et vinaigre balsamique), cornet à la mousse de fromage aux fines herbes et jambon ganda séché, saumon à la mousse de lait et poudre d’ail et rouget barbet aux pois mange-tout accompagné d’un « espuma » au curry doux.
La suite du menu s’apparente à la partition sans faute d’un chef d’orchestre. Au passage, un petit coup d’œil au mur nous fait découvrir l’écran LCD, fierté de Steven Dehaeze, qui retransmet en direct le travail du chef en cuisine. A table, on soulignera l’impression d’espace et d’intimité qui se dégage, même lorsque la salle est remplie. L’atmosphère est conviviale, les larges baies vitrées font entrer la lumière de toutes parts et tous les convives ont une vue sur le jardin. Et lorsque les feuilles sont tombées, on aperçoit paraît-il les daims de la propriété voisine.
La première entrée fait la part belle à la truffe. Steven Dehaeze est d’ailleurs, comme son confrère Nicolas Alberty (Le Beau Séjour à Nassogne, voir Touring Explorer de novembre 2006), membre de l’Ordre de la Truffe. La présentation éveille à elle seule la curiosité. On pourrait croire qu’il s’agit déjà du dessert : une coupe évasée dans laquelle est disposé un espuma (mousse) à la truffe noire, garni de copeaux de truffes et surmontant un mélange de magret de canard fumé émincé et de pignons de pins grillés. Un régal pour les yeux, mais aussi pour les papilles tant les parfums du noble champignon emplissent la bouche. L’accord avec le vin, un Oveja Negra chilien se révèle impeccable et les plus curieux ne manqueront pas de souligner encore cette explosion de goûts avec le beurre truffé servi en accompagnement.
Pour suivre, la seconde entrée est une véritable ode à la mer. La nage de Saint-Jacques aux légumes fins et crevettes grises est garnie de basilic rouge et de cerfeuil. Elle est surmontée elle aussi, d’une mousse (plus aérée que la précédente), ici au jus de crustacés. Les petits légumes croquants donnent de la structure tandis que les crevettes relèvent le goût. On notera des saveurs de cerfeuil de plus en plus prononcées en terminant cette entrée, par ailleurs plutôt copieuse.
L’agneau qui vient ensuite est fumé sur paille par le chef. Une touche originale qui se remarque dès la première bouchée. Côté présentation, l’assiette se fait ici plus classique bien que l’accompagnement de légumes soit agrémenté aussi de notes inattendues comme ce morceau de lasagne sèche aux grains de sésame piqué dans un chou de Bruxelles reconstitué. L’accord avec le vin est ici aussi sans faute. Il s’agit d’un Château Caminade, Lussac Saint-Emilion 2001 qui révèle des arômes de framboise et des notes boisées.
Pour terminer, le crumble aux noix surmonté d’une glace au lait d’amandes pourrait laisser croire qu’il s’agit là de la fin d’un repas déjà bien copieux. Il vaut toutefois mieux conserver encore un peu de place pour les mignardises qui accompagnent le café car celles-ci constituent un authentique festival de douceurs qui n’ont d’égales que la chaleur de l’accueil d’une maison à découvrir sans tarder.
- Publié dans Touring Explorer, février 2007
Restaurant Culinair
Dronckaertstraat, 508
8930 Lauwe
Tél. 056 42 67 33
Fax 056 42 67 34
www.restaurantculinair.be
Restaurant Le Clos Saint-Denis
Les fêtes de fin d’année sont désormais loin derrière nous, tout comme la Saint-Valentin et ses menus laissant parfois à désirer ne sont plus qu’un lointain souvenir. En cette période plus calme, voilà une excellente occasion de (re)découvrir les plaisirs de la haute gastronomie.
Car le Clos St. Denis, à Kortessem dans le Limbourg, fait tout simplement partie des meilleures tables de Belgique. Le Guide Michelin lui attribue en effet deux étoiles depuis douze ans déjà. Même en ces temps où le célèbre guide rouge est parfois critiqué, la constance de qualité de cet établissement familial mérite d’être soulignée.
Christian Denis est diplômé de l’école hôtelière de Liège en 1966. Il y rencontre celle qui deviendra son épouse, Denise. Le couple s’installe à Tongres et ouvre une boutique traiteur où sont commercialisés de nombreux produits de bouche encore souvent méconnus chez nous à cette époque, notamment en provenance de chez Fauchon ou Hédiard à Paris. Christian Denis conserve l’envie de créer son propre restaurant mais tient à se donner le temps et les moyens. L’occasion se présente au début des années quatre-vingts lorsque Denise et Christian Denis deviennent propriétaire d’une ancienne ferme d’élevage de chevaux, bâtie au 17e siècle, à Kortessem. Après de nombreux travaux et rénovations, ce superbe ensemble de bâtiments et sa cour en carré ouvre ses portes en 1984. Il obtient sa première étoile en 1989 et la deuxième en 1994.
Entre-temps, les deux filles du couple ont aussi fréquenté l’école hôtelière, à Hasselt, et ont rejoint leurs parents. Véronique s’est spécialisée en pâtisserie tandis que Nathalie officie à l’accueil et au service en salle auprès de sa mère. Renaud, le gendre, distille quant à lui ses conseils de sommelier. Ajoutons encore que le Clos St. Denis possède une magnifique boutique d’arts de la table (porcelaine, verrerie,…) ainsi qu’un cellier pour les dégustations tranquilles. L’aménagement du restaurant est à lui seul une invitation à la gastronomie : style classique, boiseries, tapis feutrés, parquet ciré, tapisseries. La clientèle visée est, on s’en doute, relativement aisée. Il s’agit principalement de convives qui viennent de loin et qui apprécient de profiter de la table et d’y passer du temps.
Côté cuisine, justement, Christian Denis a opté pour un mélange savamment orchestré de modernité et de grands classiques de la gastronomie française. Il suit les saisons et retravaille sa carte cinq fois par an en fonction des mets les plus appropriés à chaque période de l’année.
Le menu Touring de ce mois de mars s’inscrit tout à fait dans cette logique. Pour commencer, au salon, une flûte de champagne très légèrement souligné de liqueur de pêche. La présentation surprend (glaçon et feuille de menthe dans le verre) mais l’ensemble est très harmonieux. L’apéritif était accompagné pour l’occasion de tuiles maison au sésame, de biscuits au fromage et d’amuses bouche. Ceux-ci se déclinaient en une fantaisie autour de l’anguille, crème d’avocat et crevettes et d’une mousse de crème de tomates et chou-fleur.
A table, le pain est servi à discrétion tandis que la décoration fait montre, comme partout ailleurs dans l’établissement, d’un classique de bon ton. L’entrée se compose de raviolis de foie d’oie. On note en premier lieu la finesse de la pâte ainsi que la délicatesse du foie mi-cuit. L’ensemble est parsemé de copeaux de truffe d’été et surmonté d’un croustillant de parmesan. Pour accompagner, un original vin de pays des Terroirs Landais qui apporte une note de fraîcheur et s’accorde parfaitement.
Vient ensuite le grenadin de veau accompagné de pommes de terre boulangères et de trois préparations à l’oignon : jus d’oignon caramélisé, échalote confite dans sa peau et trait de purée d’oignon. La viande est justement rosée tandis que ce plat est d’une réelle finesse. Le vin, un Coteaux du Languedoc, révèle des arômes « sur le fruit » très légèrement souligné par un passage en fût de chêne.
Pour terminer, le dessert imaginé par Véronique Denis est une véritable œuvre d’art. Ces mots, souvent galvaudés, ont ici toute leur importance. La bombe glacée au chocolat est garnie de cerises macérées, d’une mousse au chocolat, de crème fraîche et de glace vanille. L’ensemble, qui pourrait être affreusement écoeurant dans bien des cas, est ici d’une incomparable harmonie. Sur l’assiette, la décoration de chocolat et de caramel liquide symbolise à elle seule, par la minutie de son travail, la patience que l’on se doit d’accorder à la gastronomie.
Enfin, le café est ses nombreuses mignardises font aussi la démonstration que la maison possède réellement le souci du détail. Une qualité que l’on retrouve à tous les niveaux au Clos St. Denis… ce sont les évidentes raisons d’une réussite d’aussi longue durée.
- publié dans Touring Explorer, mars 2007
Car le Clos St. Denis, à Kortessem dans le Limbourg, fait tout simplement partie des meilleures tables de Belgique. Le Guide Michelin lui attribue en effet deux étoiles depuis douze ans déjà. Même en ces temps où le célèbre guide rouge est parfois critiqué, la constance de qualité de cet établissement familial mérite d’être soulignée.
Christian Denis est diplômé de l’école hôtelière de Liège en 1966. Il y rencontre celle qui deviendra son épouse, Denise. Le couple s’installe à Tongres et ouvre une boutique traiteur où sont commercialisés de nombreux produits de bouche encore souvent méconnus chez nous à cette époque, notamment en provenance de chez Fauchon ou Hédiard à Paris. Christian Denis conserve l’envie de créer son propre restaurant mais tient à se donner le temps et les moyens. L’occasion se présente au début des années quatre-vingts lorsque Denise et Christian Denis deviennent propriétaire d’une ancienne ferme d’élevage de chevaux, bâtie au 17e siècle, à Kortessem. Après de nombreux travaux et rénovations, ce superbe ensemble de bâtiments et sa cour en carré ouvre ses portes en 1984. Il obtient sa première étoile en 1989 et la deuxième en 1994.
Entre-temps, les deux filles du couple ont aussi fréquenté l’école hôtelière, à Hasselt, et ont rejoint leurs parents. Véronique s’est spécialisée en pâtisserie tandis que Nathalie officie à l’accueil et au service en salle auprès de sa mère. Renaud, le gendre, distille quant à lui ses conseils de sommelier. Ajoutons encore que le Clos St. Denis possède une magnifique boutique d’arts de la table (porcelaine, verrerie,…) ainsi qu’un cellier pour les dégustations tranquilles. L’aménagement du restaurant est à lui seul une invitation à la gastronomie : style classique, boiseries, tapis feutrés, parquet ciré, tapisseries. La clientèle visée est, on s’en doute, relativement aisée. Il s’agit principalement de convives qui viennent de loin et qui apprécient de profiter de la table et d’y passer du temps.
Côté cuisine, justement, Christian Denis a opté pour un mélange savamment orchestré de modernité et de grands classiques de la gastronomie française. Il suit les saisons et retravaille sa carte cinq fois par an en fonction des mets les plus appropriés à chaque période de l’année.
Le menu Touring de ce mois de mars s’inscrit tout à fait dans cette logique. Pour commencer, au salon, une flûte de champagne très légèrement souligné de liqueur de pêche. La présentation surprend (glaçon et feuille de menthe dans le verre) mais l’ensemble est très harmonieux. L’apéritif était accompagné pour l’occasion de tuiles maison au sésame, de biscuits au fromage et d’amuses bouche. Ceux-ci se déclinaient en une fantaisie autour de l’anguille, crème d’avocat et crevettes et d’une mousse de crème de tomates et chou-fleur.
A table, le pain est servi à discrétion tandis que la décoration fait montre, comme partout ailleurs dans l’établissement, d’un classique de bon ton. L’entrée se compose de raviolis de foie d’oie. On note en premier lieu la finesse de la pâte ainsi que la délicatesse du foie mi-cuit. L’ensemble est parsemé de copeaux de truffe d’été et surmonté d’un croustillant de parmesan. Pour accompagner, un original vin de pays des Terroirs Landais qui apporte une note de fraîcheur et s’accorde parfaitement.
Vient ensuite le grenadin de veau accompagné de pommes de terre boulangères et de trois préparations à l’oignon : jus d’oignon caramélisé, échalote confite dans sa peau et trait de purée d’oignon. La viande est justement rosée tandis que ce plat est d’une réelle finesse. Le vin, un Coteaux du Languedoc, révèle des arômes « sur le fruit » très légèrement souligné par un passage en fût de chêne.
Pour terminer, le dessert imaginé par Véronique Denis est une véritable œuvre d’art. Ces mots, souvent galvaudés, ont ici toute leur importance. La bombe glacée au chocolat est garnie de cerises macérées, d’une mousse au chocolat, de crème fraîche et de glace vanille. L’ensemble, qui pourrait être affreusement écoeurant dans bien des cas, est ici d’une incomparable harmonie. Sur l’assiette, la décoration de chocolat et de caramel liquide symbolise à elle seule, par la minutie de son travail, la patience que l’on se doit d’accorder à la gastronomie.
Enfin, le café est ses nombreuses mignardises font aussi la démonstration que la maison possède réellement le souci du détail. Une qualité que l’on retrouve à tous les niveaux au Clos St. Denis… ce sont les évidentes raisons d’une réussite d’aussi longue durée.
- publié dans Touring Explorer, mars 2007
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